Par Sandra Mathorel

 

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En ces temps économiques troublés, la diversification du patrimoine est plus que jamais la règle. L’assurance-vie reste incontournable, avec des fonds euros qui résistent face à l’inflation. Les SCPI, elles, prouvent dans l’ensemble leur résilience. 
Découvrez aussi nos pistes à suivre dans l’immobilier.

« Nous ne sommes pas prêts pour la prochaine épidémie » Passée presque inaperçue à l’époque, la petite phrase de Bill Gates, ­lancée lors d’une conférence en 2015, a, depuis, alimenté nombre d’articles et de polémiques. Force est de constater aujourd’hui que huit semaines de confinement ont, à elles seules, bien mis à mal l’économie française… et mondiale. Une crise inédite, que les marchés ont finalement su avaler sans trop de casse.

Après une chute brutale de 38% en mars (3.755 points au plus bas le 18), le Cac 40 est assez vite reparti à la hausse… pour le plus grand bonheur des nouveaux actionnaires.

Si quelque 150.000 Français en ont profité pour entrer au bon moment sur les marchés ­boursiers, l’immense majorité des ménages a, à l’inverse, plutôt pris peur. En témoignent les 100 milliards d’euros mis de côté en ­quelques mois. « La Covid a créé des incertitudes sur l’avenir et, en conséquence, dopé les liquidités, mais dans une logique de ­non-investissement », regrette Christophe Descohand, directeur général de La Française innovation, qui pilote le site Moniwan. Les épargnants ont gonflé en priorité leurs dépôts à vue et leur livret A : près de 46 milliards d’euros pour les premiers entre mars et juillet, et 17 milliards pour les seconds, selon la Banque de France !

Au même titre qu’ils sont multibancarisés, les Français possèdent souvent plusieurs livrets et/ou comptes courants, comme le révèle le dernier baromètre sur l’épargne réalisé par l’Ifop pour Altaprofits. Ce faisant, ils échappent en effet aux aléas des marchés mais se privent aussi de bénéfice. « Ceux qui avaient du cash, de l’épargne bancaire placée sur les livrets n’ont évidemment pas été impactés par la chute des cours. Mais les rendements des livrets sont anémiques, souligne Vincent Pelsez, banquier privé chez Natixis Wealth Management. Or il n’y a pas de rendement sans risque. D’ailleurs, le Cac est vite remonté. »

DIVERSIFICATION

Reste que, depuis le confinement, les épargnants ont besoin d’être plus rassurés. « Ils se posent aujourd’hui deux questions : qu’est-ce qui est pérenne ? Quels sont les placements au rendement/risque intéressant ? », confie Julien Wargny, dirigeant du cabinet Fennas, spécialisé en courtage et en gestion de patrimoine. Dans cette optique, cinq placements nous semblent opportuns pour garnir sans trop de risques votre patrimoine.

En premier lieu, l’assurance-vie apparaît toujours comme un incontournable, d’autant que les fonds en euros résistent étonnamment à l’inflation. Mais, pour atteindre des rendements vraiment attrayants, il est nécessaire aujourd’hui d’y placer des unités de compte, telles que les SCPI. D’ailleurs, de plus en plus d’assureurs imposent des UC aux nouveaux souscripteurs.

L’immobilier apparaît toujours comme la valeur refuge par excellence, délivrant encore des rendements attrayants (sauf à Paris, davantage envisagée comme une pierre dite « patrimoniale »). Louer en meublé est, à ce jour, l’option la plus intéressante et la plus souple pour le bailleur. Mais il faudra bien ficeler son dossier d’emprunt, les banques étant plus exigeantes. « Elles ne regardent plus le reste-à-vivre mais les 33% d’endettement, informe Ludovic Huzieux, d’Artémis Courtage. Un apport d’au moins 10% est aussi un prérequis ». Les plus à l’aise financièrement ont tout intérêt à se tourner vers l’achat en nue-propriété, qui, avec sa forte décote, permet de se prémunir contre une éventuelle chute des prix de l’immobilier (même si on en est loin à l’heure actuelle).

Autre placement immobilier qui surmonte bien la crise actuelle : les SCPI, à condition de les préférer diversifiées et/ou disposant d’actifs bien implantés.

Aussi, pourquoi ne pas aider financièrement un promoteur à boucler son programme ? Lancé il y a quelques années, le crowdfunding immobilier a su prouver que l’on pouvait y placer une (petite) partie de son épargne et en récolter un joli rendement.

Enfin, pour un profil plus offensif, en complément de ce dossier, nous vous présentons notre sélection d’Investir 10 OPCVM.

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